Les élèves de Lucien Simon

La liste ci-dessous regroupe ceux des artistes, ayant été admis aux Beaux Arts ou aux académies indépendantes, élèves sur plusieurs années, ou auditeurs libres, que nous avons pu identifier, et qui fréquentèrent les ateliers successifs de Lucien Simon, avec les lieux et dates de l’enseignement reçu quand ils ont pu être précisés, sous toutes réserves, des omissions/erreurs étant toujours possibles, et à compléter (notamment par les lecteurs avertis de ces pages…que nous remercions par avance).

Ceux de ses élèves qui ont évoqué leurs années d’apprentissage, ont en commun une profonde estime pour celui qu’ils ont appelés leur maître. Certains d’entre eux ont eu la chance de bien le connaître, d’autres ont eu aussi l’opportunité d’apprendre des notions complémentaires auprès de plusieurs maîtres. Ces grands professeurs contemporains se connaissaient entre eux et parfois conseillaient à leurs élèves des expériences différentes. Ainsi de nombreux élèves ci-dessous mentionnent dans leurs écrits, mémoires et autres correspondances, avoir fréquenté les ateliers de plusieurs maîtres outre Lucien Simon, tels que René Ménard, Jacques-Emile Blanche, Maurice Denis, René Prinet, Jean-Paul Laurens.

Abréviations utilisées : ENSBA : Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts ; Académies : Julian, Colarossi, de la Grande Chaumière ; GFN : Groupe des Forces Nouvelles.

Liste des élèves ci-dessous : cliquez dans l’encadré

Elèves Lucien Simon

Au Musée d’Orsay, le Modèle Noir du 26 mars au 21 juillet 2019

L’Association Lucien Simon a été sollicitée pour prêter une photo de l’atelier de Lucien Simon datant de 1930.

L’exposition s’intéresse principalement à la question du modèle, et donc du dialogue entre l’artiste qui peint, sculpte, grave ou photographie et le modèle qui pose. Elle explore notamment la manière dont la représentation des sujets noirs dans les oeuvres majeures de Théodore Géricault, Charles Cordier, Jean-Baptiste Carpeaux, Edouard Manet, Paul Cézanne et Henri Matisse, ainsi que des photographes Nadar et Carjat, évolue.


L’enseignement de Lucien Simon

Lucien Simon consacra beaucoup de temps et d’intérêt à l’enseignement. André Cariou, dans son ouvrage sur Lucien Simon de 2002 aux éditions Palentines, explique bien cette activité qui pris toute son ampleur à partir de 1923. Il fut alors nommé professeur de peinture aux Beaux-Arts, après avoir enseigné une vingtaine d’années à la Grande Chaumière et fait des corrections dans d’autres ateliers.

Grâce aux souvenirs d’élèves comme Brianchon, Leguelt ou Dunoyer de Segonzac, on connait mieux l’activité de Lucien Simon à la Grande Chaumière, 14 rue de la Grande Chaumière. Depuis 1904, il assure deux cours, celui d’académie et celui de composition d’esquisses et de carton, dans cette académie, essentiellement fréquentée par des étrangers.

Mais cela ne peut être comparé à son activité de professeur, chef d’atelier de peinture, à l’Ecole Nationale supérieure des Beaux-Arts, où il est nommé en 1923. Il laissera à plusieurs générations, jusqu’à sa retraite en 1936, le souvenir d’un enseignant particulièrement apprécié, disponible, ouvert au dialogue avec les nouvelles générations. Les historiens de l’enseignement artistique ont souvent comparé Lucien Simon à Gustave Moreau, qui s’illustra, en particulier par les encouragements apportés à ses élèves, les futurs « fauves ».

Lucien Simon, (c) Editions Palantines, 2002

Un enseignement rigoureux mais assez libre

Vers 1930, il emmenait volontiers ses élèves, travailler sur site, en plein air. Il a tiré lui-même le thème d’une de ses peintures suite à une sortie de Paris en train, jusqu’à la Gare de Chaville.

Atelier aux champs, la gare de Chaville, Lucien Simon

Atelier aux champs, la gare de Chaville – 1930
Huile sur toile, 162 x 218 cm
Collection particulière

Il sera intéressant de faire une recherche parmi ses élèves pour comprendre quel aura été son apport.
Ces quelques photos de ses ateliers sont présentées ici comme un début de recherche d’élèves ayant poursuivi une carrière d’artiste après son enseignement.

Lucien Simon et ses élèves à la Grande Chaumière

Lucien Simon et ses élèves à la Grande Chaumière

Lucien Simon avec ses élèves dans le jardin de l’école des Beaux-Arts

Lucien Simon avec ses élèves dans le jardin de l’école des Beaux-Arts

Lucien Simon et ses élèves vers 1930

Lucien Simon et ses élèves vers 1930

Lucien Simon et ses élèves

Lucien Simon et ses élèves

Le Jury aux Beaux-Arts. De gauche à droite : n°1 Edmond Aman Jean, n°4 Ernest Laurent, n°5 Maurice Denis, n°6 George Desvallières, n°7 Lucien Simon

Le Jury aux Beaux-Arts. De gauche à droite : n°1 Edmond Aman Jean, n°4 Ernest Laurent, n°5 Maurice Denis, n°6 George Desvallières, n°7 Lucien Simon

Georges Rohner, un des élèves de Lucien Simon

EXPOSITION, 19 OCTOBRE 2011 – 16 JANVIER 2012, AU MUSÉE DE LA MARINE À PARIS


Georges ROHNER, Les pêcheurs II, 1935 © photo Philippe Virapin / ADAGP Paris 2011

Georges ROHNER, Les pêcheurs II, 1935 © photo Philippe Virapin / ADAGP Paris 2011

Cette exposition intitulée « Georges Rohner et la Guadeloupe 1934-1936 » , qui a commencé le mercredi 19 octobre 2011, s’est terminée le lundi 16 janvier 2012. Elle était proposée par la ville de Basse-Terre -Maison du patrimoine et de l’architecture- et la Direction des affaires culturelles de Guadeloupe dans le cadre de l’année des Outre-mer. Elle a été accueillie place du Trocadéro, au Musée de la Marine à Paris.

Voir le site de l’exposition

« … Admis en 1929 comme élève libre à l’atelier de Lucien Simon, il y bénéficie d’un apprentissage d’une grande liberté d’expression. Avec quelques compagnons d’atelier unis par le même attachement à la peinture classique, Humblot, Despierre, Lasne…, il contribue à la création du groupe « Forces nouvelles » qui prône un retour à une simplicité synthétique, à la rigueur, au dessin et au modelé, en réaction contre l’abstraction. Tout en défendant le renouveau de la figuration, leur peinture se veut ré-interprétation de la réalité…. » 

(Extrait du dossier de presse © Sylvie David-Rivérieulx, Musée national de la Marine)

Comme Lucien Simon nommé en 1934, peintre de la marine, Georges Rohner, très jeune a été attiré par la lumière océanique, ici en Guadeloupe où il semble ne pas avoir oublié les leçons de composition et de hiérarchie picturale de composition entre groupes de personnages au travail et paysages en arrière-plan que lui a probablement enseigné Lucien Simon.

Toutes informations sur ses débuts et son rapport à l’enseignement de Lucien Simon sont les bienvenus sur contact@luciensimon.fr.