Inventaire informatisé en cours de toutes les œuvres de Lucien Simon

À la mort de l’artiste en 1945, personne n’avait eu la possibilité, en ces temps de fin de guerre, de faire un inventaire de l’atelier du peintre, de ses peintures, dessins, esquisses, ni de classer sa correspondance et autres documents, ses ateliers eux-mêmes, à Paris et en Bretagne, restant dans sa famille déjà très nombreuse.

Un premier inventaire « papier »

Face à cette absence de repères et de données exhaustives sur l’œuvre de Lucien Simon, un travail considérable de recherche et de compilation de documents « papier » a été mené par un des petits fils du peintre, Laurent Boyer, depuis plus de trente ans. Conscient de la tâche complexe que représente l’établissement d’un inventaire exhaustif, s’adressant à son frère Dominique, il explique à quel point l’informatisation aiderait :

« Patiemment, je continue à tâcher de mettre bout à bout les morceaux du puzzle Lucien Simon, avec mon système de fiches papier et classement chronologique par année, où je reporte les indications récoltées de divers côtés, en complétant ou corrigeant. Ca remplit déjà 5 gros classeurs à ce jour. Ah ! Si le crayon ou le pinceau de Grand Père avait été relié à un ordinateur, chaque peinture et croquis aurait été enregistré à l’instant même dans sa banque de données, avec motifs, mesures, filiations entre croquis, esquisses, aquarelles, huiles, répliques postérieures etc.… avec une apparition immédiate à l’écran en appuyant sur un petit bouton, des images réelles ou virtuelles. Encore, faudrait-il par la suite tenir à jour les références des expositions, localisations, mentions dans articles et ouvrages, apparitions, disparitions, changements de titres, et rectification des erreurs et confusion… »

Laurent Boyer à Dominique Boyer 9 novembre 2000

Numérisation de l’inventaire et création d’une base de données

Pratiquement dix années après, sous l’impulsion de l’aîné des petit-fils du peintre, Dominique Boyer, ce travail de numérisation de l’inventaire papier et de création d’une base de données est actuellement relayé, à travers l’appui de l’Association Lucien Simon, constituée en 2009 pour ce projet et d’autres destinés à faire connaitre l’œuvre du peintre. L’accessibilité de l’œuvre de Lucien Simon est maintenant une priorité et une actualité face au regain d’intérêt des musées et du grand public pour les artistes de la fin XIX ème, début du XXe, période foisonnante de courants artistiques. L’Association Lucien Simon souhaite ainsi restituer sous forme d’un « inventaire informatisé, organisé et accessible » l’ensemble de l’œuvre de Lucien Simon, aujourd’hui dispersée dans le monde entier, de Quimper à Tokyo. Ce « catalogue raisonné informatisé », a pour objectif de devenir une source d’informations rigoureuse pour les conservateurs de musées, les chercheurs, les historiens de l’art, les étudiants, et à terme les internautes. Ce « catalogue raisonné » pourra servir de base pour les professionnels de la culture, éditeurs, organisateurs d’expositions ou de tout évènement touchant l’œuvre de Lucien Simon

Les sources du « catalogue raisonné »

L’Association rassemble une documentation sur les œuvres de Lucien Simon, présentes chez les collectionneurs, les particuliers et dans les collections publiques. Un premier travail de recensement, basé sur l’étude de Laurent Boyer et sur les œuvres présentes dans la famille de l’artiste a servi à mettre au point la méthode. Ce travail d’inventaire se poursuit vers les autres sources connues et à découvrir auprès des institutions, organismes et particuliers possesseurs d’œuvres ou d’historiques des œuvres, auprès des amateurs de l’œuvre du peintre, et des écrits autour de l’époque et de son œuvre.

Les sources en cours et à compléter

  • Les analyses et souvenirs de Laurent Boyer et de Dominique Boyer, petits fils du peintre
  • Les collections privées et institutionnelles connues
  • L’iconographie, rassemblée par Olivier Dauchez, petit neveu du peintre
  • Un travail de collectes et recensements de publications

Un projet attentif aux prérogatives des musées

Ce travail s’inscrit dans les logiques muséales : les procédures d’indexation sont induites par un logiciel mais sont complétées par la création d’un thésaurus adapté, en ce qui concerne les descripteurs iconographiques et les catégories. Le comité scientifique de l’association est constitué réunissant des spécialistes, et a engagé une réflexion sur le contenu

La méthode d’informatisation des œuvres

Début 2011, plus de 700 œuvres sont intégrées au catalogue raisonné avec un important travail d’identification et de croisement d’informations. Esquisses, dessins, aquarelles, détails, peintures, préparations au carreau, compositions murales, chacun des travaux de Lucien Simon est intéressant à recenser en tant que tel pour comprendre le travail du peintre. Cet inventaire doit se poursuivre par l’ajout de nouvelles fiches d’œuvres connues ou à découvrir.

La méthode de repérage et d’enregistrement par fiche Sur chaque fiche informatisée, sont saisies toutes les informations suivantes à propos de l’œuvre : une description : le titre, le médium, les dimensions, la catégorie, la date de création, les inscriptions, une notice descriptive, des commentaires, les références et les variantes de l’œuvre ; Une visualisation : les reproductions des œuvres indexées sur des fiches différentes (source de l’image, qualité, support…) et les mots-clés iconographiques permettant d’effectuer des requêtes précises ;  Le parcours  : la liste des expositions et la bibliographie ;


Demandes et échanges d’information 

Propriétaires d’œuvres ou amateurs de Lucien Simon, nous vous invitons à envoyer à l’association Lucien Simon les informations que vous avez sur ces œuvres afin d’enrichir le catalogue raisonné, en remplissant le formulaire ci-dessous. La confidentialité de la mention du propriétaire sera respectée, n’apparaîtra que la mention « Collection particulière ». Par ailleurs, vous pouvez effectuer toute demande d’informations sur des œuvres de Lucien Simon à l’adresse catalogue@luciensimon.fr ou sur des questions plus générales à l’Association Lucien Simon contact@luciensimon.fr.

1 + 1 = ?