Grande exposition André Dauchez au Fort de Combrit-Sainte Marine jusqu’au 29 août 2021

exceptionnelle rétrospective consacrée à André Dauchez, peintre des estuaires et du vent, beau-frère de Lucien Simon, au Fort de Sainte-Marine, à deux pas du Sémaphore. C’est vraisemblablement la plus grande exposition qui lui est consacrée depuis sa mort, par le nombre d’œuvres exposées, par leur diversité, par leur qualité. Un an de travail a permis de collecter et sélectionner les œuvres présentées, grâce au travail d’un petit groupe de descendants et amis de la famille Dauchez, dont les goûts et les compétences se sont alliés et enrichis, au fil des mois, et grâce au soutien de la mairie de Combrit – Sainte-Marine. Une centaine d’œuvres sont exposées dans ce site magnifiquement restauré et aménagé ; toutes ces œuvres sont prêtées par des particuliers, et la plupart sont exposées pour la première fois : c’est une occasion unique de les voir. Les murs du Fort, l’accrochage, l’éclairage les mettent en valeur.

Exposition jusqu’au 29 août 2021 au Fort de Combrit-Sainte Marine -29120- de 14h30 à 18h30 (sauf le mardi)

« Initié à la peinture par Lucien Simon, André Dauchez (1870-1948) a développé un style fort différent de celui de son aîné, s’attachant avant tout aux paysages, et les scènes humaines sont rares dans ses toiles. Ce qui l’attire, ce sont les berges de l’Odet, les anses des rivières, les grèves, les pins échevelés, les maisons de pêcheurs, les dunes, les chapelles, les landes… »

Jacques Guépin, arrière-petit-fils du peintre, nous a fait parvenir ce très bel article en hommage au peintre rédigé spécialement pour le site Lucien Simon, nous l’en remercions très chaleureusement.

N’hésitez pas à le lire dans sa version intégrale avec beaucoup de reproductions d’œuvres en cliquant sur le lien ci-dessous!!!

Article de Jacques Guépin


Publication évoquant L.Simon : « L’Appel du large » par Martin Boyer, arrière petit-fils du peintre

couverture-l-appel-du-large

« L’Appel du large » par Martin Boyer, arrière petit-fils de Lucien Simon

Un livre est paru cet été, « L’Appel du large » par Martin Boyer, arrière petit-fils de Lucien Simon et président de l’association Lucien Simon, avec une couverture tirée d’une oeuvre de Lucien Simon « Paysage marin de la pointe de Sainte Marine » en un détail évoquant le départ vers le large d’une flottille de bateaux de pêche. Ce recueil rassemble des récits d’aventures maritimes et de grandes traversées océaniques vécues par des membres de la famille de l’auteur, dont Lucien Simon au cours de plusieurs siècles.

Un chapitre est consacré à Lucien Simon :

interieur-appel-du-large

Extrait :

1922 – Lucien Simon

Je ne savais pas non plus qu’en 1922, Lucien Simon, mon arrière-grand-père paternel, traversa l’Atlantique, à bord du France, invité à participer au prestigieux jury du Salon international du Carnegie Art Institute, à Pittsburgh en Pennsylvanie. (Lancé en 1912, le France est le plus grand et le plus luxueux des paquebots français, et le seul doté de quatre cheminées.)

Déjà en 1905, le Carnegie Art Institute, de Pittsburgh, en Pennsylvanie occidentale, avait exposé certaines de ses toiles, dont l’admirable « Soirée dans l’atelier » qui fut immédiatement acquise par le musée. En 1912, Lucien Simon avait été choisi pour faire partie du jury prestigieux du Carnegie…

En 1913, le Carnegie Art Institute décida d’organiser une exposition personnelle entièrement consacrée au peintre Lucien Simon, alors au faîte de sa renommée internationale, et très apprécié des amateurs d’outre-Atlantique. Les 24 toiles du maître traversèrent l’Atlantique en bateau. L’exposition eut un grand succès, et toutes les toiles présentées furent acquises par des collectionneurs publics et privés. Par le jeu des legs, donations ou ventes, la plupart de ces œuvres se retrouvent aujourd’hui dans les plus grands musées américains, et contribuent ainsi au rayonnement de l’artiste, et de la France.

On peut les admirer notamment dans les musées de Chicago, Philadelphie, Pittsburgh, Detroit, Brooklyn, Boston, et dans des collections privées comme celles d’Iris & Gerald Cantor, en Californie du Sud et à New York, et de Piper McDonald Evans à San Francisco.

Une toile importante a disparu, intitulée Les Amis, qui brûla en 1904, dans un accident de chemin de fer, entre Pittsburgh et Chicago. Une œuvre majeure, « Soirée à l’Atelier », aurait échappé de justesse à l’anéantissement des tours jumelles du World Trade Center à New York, le 11 septembre 2001. Ma longue enquête pour la localiser vient d’aboutir et confirme heureusement sa présence en 2014 dans une collection privée à New York.

André Dauchez, 1870 – 1948

Chez André Dauchez, beau-frère de Lucien Simon, trois artistes émergeront : le graveur, le peintre et le photographe. Les deux beaux-frères travailleront leur art parallèlement dans des registres et des factures différentes tout en développant des échanges permanents.

Paul Simon, 1892 – 1979

Paul Simon, de nature réservée et sensible est doué. Immergé dès l’enfance dans une atmosphère artistique familiale, il s’initiera très tôt à la gravure, à la peinture, au dessin, à la décoration et surtout à la sculpture.

Pauline de La Jarrige, 1909 – 1991

Pauline, quatrième et dernier enfant de Lucien Simon et de Jeanne Dauchez, deviendra artiste elle-même. Sa vie durant, elle s’exprimera à travers des œuvres de techniques variées, dessins, vitraux, médailles, scénarios, poèmes…

Pauline de La Jarrige, artiste inspirée, créatrice de vitraux

L’art dans lequel Pauline excellera avec le plus de talent, de continuité et beaucoup d’amour est la création de vitraux dédiés à des églises et chapelles bretonnes.

Exposition de Paul Simon

Musée des Années Trente à Boulogne Billancourt, du 18 avril au 28 octobre 2012

La sculpture animalière, d’inspiration naturaliste, réaliste ou stylisée, a eu une période très prolifique entre-deux guerres, période dans laquelle s’incrit Paul Simon avec ses amis sciulpteurs Paul Jouve, Edouard-Marcel Sandoz ou Maurice Prost. Avec une de ses sculptures représentant un buste d’Orang Outan (1947), si étrangement humain, Paul Simon y cotoie nombre d’artistes sculpteurs. On peut suivre ce courant animalier jusqu’à de grands contemporains plus proches comme Jean Arp (l’animal de rêve, 1947), Marino Marini (un grand cheval), Picasso (La chouette en colère, 1951) ou Giacommetti (le chat, 1951).

Actualité sur P.Simon_aout 2012compres

La société d’artistes animalières dans l’entre deux guerre

« Observer longuement les animaux des grands zoos parisiens, étudier leurs attitudes et leur anatomie, n’est pas une attitude nouvelle au XXéme siècle. De grands artistes tels que Barye ou Fremiet, au XIXe siècle se passionnaient déjà pour le monde animal. Bugatti et Pompon sont les sculpteurs animaliers modernes les plus reconnus aujourd’hui, et furent déjà considérés comme maîtres par leurs confrères. Dans cette lignée, le nombre d’artistes intéressés par l’animal est particulièrement important entre-deux guerres et justifie leur regroupement en associations multiples : La société des Artistes animaliers, le groupe des Artistes Animaliers… » ; (Extrait de la présentation de l’exposition présentée par le commissaire Frédéric Chappey)

Portrait naturaliste, animal réaliste

La partie « Portrait naturaliste – l’animal réaliste » du texte du commissaire de l’exposition, Frédéric Chappey, semble illustrer directement l’état d’esprit dans lequel Paul Simon a sculpté son œuvre exposée dans la première partie du parcours :

Portrait d’un Orang Outan ci-dessous représenté, sculpté en 1947 :

« Bêtes à plumes ou à poils, félins ou oiseaux, légèreté ou massivité…Les artistes s’attachent à représenter les animaux avec réalisme et précision. De longues heures d’observation au Jardin des Plantes ou au zoo de Vincennes ont permis aux sculpteurs d’étudier l’anatomie et les attitudes caractéristiques de chaque espèce….Désireux de capter les attitudes spontanées de leurs modèles, les artistes ont pour ambition de restituer les caractéristiques des animaux qu’ils ont sous les yeux, sans toutefois nier leur propre sensibilité. La personnalité de certains sculpteurs se dessine à travers leurs œuvres. C’est ainsi que les artistes de cette section présentent de réels portraits. Un monde imaginaire se dessine et la diversité y évoque la passion et la tendresse que ces sculpteurs éprouvent face à la beauté animale. »
Frédéric Chappey

Paul SImon

Paul Simon L’Orang Outan, 1947
Terre Cuite
Musée des Années Trente

A l’occasion de cette actualité sur les sculpteurs animaliers parmi lesquels on retrouve Paul Simon, un article lui est consacré sur ce site.