Cahier n°2: Les peintures murales du Sénat

Ce cahier n°2 décrit le contexte de la commande et de la réalisation  « Les peintures murales du Sénat (1918-1929) ».

Avec la publication de cahiers thématiques initiés en 2015, l’association poursuit son travail de sensibilisation, le premier cahier portant sur « Les traces de Lucien Simon pendant la Grande guerre (1914-1918) ». Ces deux premières publications, très documentées et illustrées donnent à l’association l’opportunité de rappeler aux institutionnels potentiellement ouverts à la peinture de Lucien Simon, la qualité et diversité de sa peinture.

Les œuvres du Sénat

Les œuvres du Sénat

Cahier n°2

Cahier n°2

L’association Lucien Simon souhaite diffuser largement ces documents en cours d’inscription à la Bibliothèque nationale. N’hésitez pas à le commander (15 € hors frais de port) via contact@luciensimon.fr.

Le cahier n°3 est en cours de préparation pour une publication prévue en 2019.

Lettre d’information – Juillet 2018 –

L’Association publie une lettre d’information semestrielle relatant les actualités marquantes, n’hésitez pas à consulter la dernière parution en cliquant sur le lien ci-dessous

Newsletter7-VF1- juillet 2018

 

Cahier n°1 : Sur les traces de Lucien Simon pendant la Grande Guerre de 1914-1918

Les Permissionnaires à Pont-L’Abbé

Les Permissionnaires à Pont-L’Abbé, 1918, esquisse préparatoire d’une huile, visible au Musée de Kerazan, à Loctudy en Finistère

Le déclenchement des hostilités en août 1914 donne un coup d’arrêt brutal à l’activité artistique parisienne ; Cependant, Lucien Simon, à maturité de son art et trop âgé pour être engagé, continue de peindre malgré la situation.

Ce cahier n°1 tente de suivre l’itinéraire de Lucien Simon durant ces périodes tragiques, sachant que dans les années qui précèdent l’éclatement de la Première Guerre mondiale, le peintre, âgé d’une cinquantaine d’années semble pleinement maître de son art. Il bénéficie d’une véritable notoriété, tant auprès du public que de la critique, en France comme à l’étranger où Il est appelé à figurer dans des expositions prestigieuses : 26 de ses toiles figurent à l’exposition du Carnegie Institute à Pittsburgh et dans plusieurs musées importants des Etats-Unis. Il bénéficie d’une exposition personnelle à la Biennale de Venise de 1912 et participe aux Sécessions dans diverses villes d’Allemagne et d’Autriche. Des collectionneurs russes et japonais recherchent ses toiles. Des études de critiques les plus érudits de l’époque lui sont consacrées dans des revues artistiques françaises comme internationales, et en font un des chefs de file de la peinture moderne.

Malgré la situation, de 1914 à 1918, Lucien Simon poursuivra sa quête artistique dans différentes voies :

Soumis à rude épreuve comme dans toutes les familles, avec son fils et son gendre engagés sur le front, luttant contre le désarroi de ces longs mois d’incertitude, Lucien Simon continue à peindre en saisissant sa propre famille et ses amis comme sujets de sa recherche picturale, avec une palette qui paradoxalement s’éclaircira pendant cette période sombre, en particulier lors de ses séjours en Bretagne. Sensible à cette région où il travaille à l’abri des conflits, il retranscrit le quotidien souvent douloureux de ses habitants restés à l’arrière.

Parallèlement, il multiplie les démarches pour participer le plus activement possible à l’effort de guerre jusqu’à être officiellement investi en tant que peintre aux armées d’une mission sur le front des Vosges en mars 1917, mission courte mais qui le marquera beaucoup.

Etonnamment, dans le même temps affirmant une indépendance d’esprit et la prédominance de son art, il oppose une résistance aux destructions, en créant des œuvres dans des registres radicalement éloignés de l’inquiétude régnante avec des sujets sur les « fêtes et carnavals ».

Ce cahier, d’une quarantaine de pages très illustrées tente de restituer ce parcours en plusieurs séquences.


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Les Cahiers de l’Association Lucien Simon

cahier lucien simon

Pourquoi des Cahiers sur Lucien Simon ?

Les outils informatiques modernes de recherche et de communication, aussi performants soient-ils, restent très virtuels pour de nombreux admirateurs de la peinture de Lucien Simon comme sont trop fugaces les projections sur écran et explications orales lors de réunions. Aussi, vu le développement affiné des travaux et études menées dans le cadre de cette association et le grand intérêt perçu lors de leurs présentations régulières au cours des Assemblées générales à Paris ou lors des réunions annuelles au musée des Beaux-Arts de Quimper, il a paru pertinent de donner l’opportunité aux amateurs de Lucien Simon de voir et revoir les analyses, découvertes et explications des facettes de l’œuvre de Lucien Simon « autrement que de façon virtuelle ou ponctuelle ».

Ce constat nous a donné l’idée de réaliser une version papier sous forme des « Cahiers de l’Association Lucien Simon », réunissant des ensembles de documents et reproductions d’œuvres sur certains sujets choisis. Il ne s’agit pas d’abord d’approches scientifiques, mais de thèmes étayés, développés avec le concours de personnes pertinentes et compétentes par rapport au thème abordé.

Cahier de l'Association Lucien Simon - Sur les traces de Lucien Simon pendant la Grande Guerre

Cahier de l’Association Lucien Simon – Sur les traces de Lucien Simon pendant la Grande Guerre

Sur quels thèmes ?

L’idée est de développer différents sujets en échos aux évolutions des recherches menées par l’Association Lucien Simon sur l’itinéraire du peintre Lucien Simon, sur sa production picturale proprement dite, et sur  les liens avec le contexte et les courants de son époque.

Un premier cahier, 2016, intitulé Sur les traces de Lucien Simon pendant la Grande Guerre de 1914-1918 est l’occasion de découvrir comment Lucien Simon a pu continuer son activité artistique de façon originale et indépendante pendant la période de la grande guerre.

Le thème d’un deuxième cahier à réaliser en 2017, est lancé. il portera sur le travail de mémoire sur la Grande Guerre de 1914-1918, réalisé par Lucien Simon sur les commandes institutionnelles d’après guerre en particulier avec l’ensemble majeur des Fresques du Sénat, inaugurées en 1928.

De très nombreux thèmes à venir donnent à ce projet un élan que l’Association souhaite continuer.


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Publication évoquant L.Simon : « L’Appel du large » par Martin Boyer, arrière petit-fils du peintre

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« L’Appel du large » par Martin Boyer, arrière petit-fils de Lucien Simon

Un livre est paru cet été, « L’Appel du large » par Martin Boyer, arrière petit-fils de Lucien Simon et président de l’association Lucien Simon, avec une couverture tirée d’une oeuvre de Lucien Simon « Paysage marin de la pointe de Sainte Marine » en un détail évoquant le départ vers le large d’une flottille de bateaux de pêche. Ce recueil rassemble des récits d’aventures maritimes et de grandes traversées océaniques vécues par des membres de la famille de l’auteur, dont Lucien Simon au cours de plusieurs siècles.

Un chapitre est consacré à Lucien Simon :

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Extrait :

1922 – Lucien Simon

Je ne savais pas non plus qu’en 1922, Lucien Simon, mon arrière-grand-père paternel, traversa l’Atlantique, à bord du France, invité à participer au prestigieux jury du Salon international du Carnegie Art Institute, à Pittsburgh en Pennsylvanie. (Lancé en 1912, le France est le plus grand et le plus luxueux des paquebots français, et le seul doté de quatre cheminées.)

Déjà en 1905, le Carnegie Art Institute, de Pittsburgh, en Pennsylvanie occidentale, avait exposé certaines de ses toiles, dont l’admirable « Soirée dans l’atelier » qui fut immédiatement acquise par le musée. En 1912, Lucien Simon avait été choisi pour faire partie du jury prestigieux du Carnegie…

En 1913, le Carnegie Art Institute décida d’organiser une exposition personnelle entièrement consacrée au peintre Lucien Simon, alors au faîte de sa renommée internationale, et très apprécié des amateurs d’outre-Atlantique. Les 24 toiles du maître traversèrent l’Atlantique en bateau. L’exposition eut un grand succès, et toutes les toiles présentées furent acquises par des collectionneurs publics et privés. Par le jeu des legs, donations ou ventes, la plupart de ces œuvres se retrouvent aujourd’hui dans les plus grands musées américains, et contribuent ainsi au rayonnement de l’artiste, et de la France.

On peut les admirer notamment dans les musées de Chicago, Philadelphie, Pittsburgh, Detroit, Brooklyn, Boston, et dans des collections privées comme celles d’Iris & Gerald Cantor, en Californie du Sud et à New York, et de Piper McDonald Evans à San Francisco.

Une toile importante a disparu, intitulée Les Amis, qui brûla en 1904, dans un accident de chemin de fer, entre Pittsburgh et Chicago. Une œuvre majeure, « Soirée à l’Atelier », aurait échappé de justesse à l’anéantissement des tours jumelles du World Trade Center à New York, le 11 septembre 2001. Ma longue enquête pour la localiser vient d’aboutir et confirme heureusement sa présence en 2014 dans une collection privée à New York.