Rencontre avec Lucien Simon à Buenos Aires

Lucien Simon a eu dès le début de sa carrière un rayonnement international et son œuvre se trouve ainsi dispersée dans des musées et des collections de nombreux pays. Il en est ainsi en République Argentine où l’influence française a toujours été présente dans le domaine artistique.

À l’occasion de la Semaine du Livre français organisée en juin 2012 par l’Ambassade de France en Argentine, l’un des arrière-petits-fils de Lucien Simon, Jean-Baptiste Boyer, éditeur, a profité de son séjour pour retrouver les traces que Lucien Simon a laissées à Buenos Aires, et ainsi constaté que la réputation de son aïeul y reste très actuelle.

Jean-Baptiste Boyer à Buenos Aires

Jean-Baptiste Boyer à Buenos Aires

Lucien Simon était apprécié en Argentine dès les années 20. Nombre de ses œuvres se trouvent au Musée des Beaux-Arts de Buenos Aires ainsi que dans des collections particulières telle celle, aujourd’hui dispersée, d’Ernest Llobet, célèbre collectionneur argentin (1883-1939), qui au fil des années, avait fait l’acquisition de douze œuvres de l’artiste.

Dès 1925 était organisée à Buenos Aires une exposition de Lucien Simon, et en 1931, le peintre fut invité à donner un cycle de conférences sur la peinture contemporaine française à l’Institute Popular de Conferencias de Buenos Aires.

Quelque quatre-vingts ans plus tard, grâce à l’entremise de l’Ambassade de France, Jean-Baptiste Boyer a pu visiter le bel hôtel qui abrite le Jockey Club dans la capitale argentine, et découvrir deux grandes toiles bretonnes de Lucien Simon qui ornent le Salon Doré. Monsieur Roberto Müller, Directeur de la bibliothèque de cette vénérable et dynamique institution, l’a chaleureusement accueilli, accompagné d’une délégation conduite par Monsieur Hervé Delmare, Attaché culturel de l’Ambassade de France.

Nous remercions Monsieur Roberto Muller qui a aimablement autorisé la traduction et la reproduction de son article sur Lucien Simon et l’histoire de ces deux tableaux, paru récemment dans la revue du Jockey Club, ainsi que Madame Lucie Haguenauer, auteur des photos de cette belle soirée.


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L’Art du peintre Lucien Simon au Salon Doré du Jockey Club

En Bretagne, à voir prochainement deux expositions présentant parmi d’autres peintres des oeuvres de Lucien Simon

L’exposition « La Fête vue par les peintres en Bretagne  » est programmée du 2 avril au 9 octobre 2016 au Musée du Faouët.

L’exposition « Le bel été des peintres en Bretagne » est programmée du 25 juin au 4 septembre 2016 au Centre culturel de Perros Guirec

Exposition Paris 1900, la ville spectacle

paris-1900

Une grande exposition au Petit Palais du 2 avril au 17 août 2014

L’exposition Paris 1900, La Ville spectacle invite le public à revivre les heures fastes de la Capitale au moment où elle accueillait l’Exposition universelle qui inaugura en fanfare le 20e siècle….dans le Paris de la Belle Époque…

Lucien Simon y était représenté par une peinture intimiste choisie par le conservateur. L’intérêt de cet accrochage tient à la cohabitation avec des artistes contemporains, peintres et sculpteurs, certains connus ou amis de Lucien Simon, comme Rodin, G.Desvallières ou Jacques Émile Blanche, et à beaucoup d’autres d’artistes (cinéma de Melies, mode, arabesque de Guimard, affiche de Mucha, architecture du petit Palais… La présentation de l’œuvre de Lucien Simon était issue d’une collection privée, donc en général pas accessible.

Retour à l’intimité du peintre après la mise en lumière dans le Paris spectacle des années 1900

La peinture de Lucien Simon présentée à l’exposition « Paris 1900, la ville spectacle » était, paradoxalement une peinture intimiste du peintre présentant ses filles Charlotte et Lucienne dans un escalier bleu. De fait, régulièrement, fuyant Paris et ses courants, Lucien Simon aimait le calme, la famille et la lumière si bleutée de cette Bretagne qu’il affectionnait tant et qui aujourd’hui encore illumine ce même escalier de toute sa fraicheur.

 

L’escalier du Sémaphore, 1903 Huile sur toile, 106 x 82, Collection particulière. Les deux filles aînées du peintre, Charlotte et Lucienne, dans l’escalier de la partie ancienne du Sémaphore.

L’escalier du Sémaphore, 1903
Huile sur toile, 106 x 82, Collection particulière.
Les deux filles aînées du peintre, Charlotte et Lucienne, dans l’escalier de la partie ancienne du Sémaphore.

 


Exposition du 2 avril au 17 août 2014

Informations pratiques
Du mardi au dimanche de 10h à 18h,
nocturne le jeudi  jusqu’à 20h.
Fermé le lundi et les jours fériés.

En savoir plus


LIVRE « Nous allions à l’aventure, par les champs et les grèves »

livre gustave flaubertCe périple et journal de bord des écrivains Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, partis nez au vent, à l’aventure, depuis Paris, vers l’ouest, arpentant landes et grèves, visitant chapelles et monuments de Bretagne n’est pas sans un clin d’œil à ce qui motivera une cinquantaine d’années plus tard, Lucien Simon et d’autres peintres de sa génération à partir vers cet ouest sauvage et coloré. Même si il apparait un amusant décalage historique entre cet écrit de Gustave Flaubert et de Maxime du Camp (1847) et la réalisation de la peinture (1913) qui l’illustre.

Un livre pour tous les amoureux de la Bretagne

La collection « La Lettre et la Plume » au Livre de Poche marie littérature et histoire au travers d’écrits intimes, et s’ouvre également aux récits de voyages. La collection accueille ainsi le carnet de route vivant et poétique du voyage en Bretagne de Gustave Flaubert et Maxime Du Camp.

En 1847, Gustave Flaubert et son ami Maxime Du Camp partent de Paris vers l’ouest pour un voyage de plusieurs semaines… Ils arpentent landes et grèves, visitent chapelles et monuments, dînent à l’auberge, participent aux fêtes… puis chacun à leur tour, racontent leur périple. De Vannes à Fougères, à pied, en diligence ou en canot, leur récit se lit aujourd’hui comme un formidable guide pour la découverte

Parution en librairies en mai 2012.

Dimanche 20 mai à 7h30, ce livre a été abordé sur France Inter lors d’une émission consacrée à la collection « La Lettre et la Plume » et plus largement aux récits de voyage.

Exposition sur Jacques Émile Blanche

Du côté de chez Jacques Émile Blanche, un salon à la belle époque !

Exposition du 11 octobre 2012 au 27 janvier 2013 sur Jacques Émile Blanche, ami de Lucien Simon, à la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, au 3 rue Léonce Reynaud 75116 Paris.

 

La Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent consacre sa 18e exposition au peintre Jacques Émile Blanche (1861-1942), portraitiste contemporain et ami de Lucien Simon. « L’exposition se concentre sur sa période faste d’avant 1918 en réunissant plus de soixante-dix œuvres du peintre dans un décor Belle Époque où l’on croisera le jeune Proust, Gide, Rodin, Cocteau, Debussy, Stravinsky, Degas, Mallarmé, Louÿs, Claudel… »

Jacques Émile Blanche est un contemporain peintre et ami de Lucien Simon, auquel il restera lié jusqu’à sa mort en 1943. Fils d’un médecin célèbre spécialisé dans les maladies mentales, il a été mêlé de près à la société mondaine et intellectuelle de son temps. Il a été le portraitiste des hommes en vue et des femmes élégantes de cette époque, portraits dont un grand nombre figurent dans cette exposition, par exemple ceux de Rodin, Degas, Proust, Gide, Ochoa, Bergson, Baignères, Montesquiou, Claudel, sans oublier son modèle préféré, Désirée Manfred, au charme énigmatique. En même temps, il fut un écrivain de qualité, romancier, critique d’art aux opinions bien tranchées qui ne lui valaient pas que des amis.

Il est regrettable que ne figurent dans cette exposition ni le portrait de Lucien Simon par Jacques Émile Blanche, ni celui de Jacques Émile Blanche par Lucien Simon. Les deux tableaux en question sont reproduits ci-après.

 

lucien simon, portrait de jacques emile blanche

Lucien Simon
Portrait de Jacques Émile Blanche

lucien simon

Jacques Émile Blanche
Portrait de Lucien Simon

Dans ses livres et ses articles, il est souvent question de Lucien Simon, et il y aurait lieu de faire une étude plus approfondie de leur relation artistique et personnelle.

Il serait cependant dommage de ne pas profiter de cette belle exposition presque intimiste, avec une présentation de tableaux dans une restitution de salon. Un peu de musique accompagne le visiteur avec même le parfum de la Belle Époque recréée pour la circonstance.


Liens vers la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent et le dossier de presse très illustré de l’exposition :

 

De Paris à Quimper, du Conseil Constitutionnel d’Etat au Musée des Beaux Arts de Quimper, transferts d’un très beau et grand tableau « Parade de foire », 1919.

parade de foire lucien simon

Issue directement de l’atelier du peintre, plusieurs années en dépôt au Conseil Constitutionnel et ornant le bureau de son Président, une grande peinture intitulée « Parade de foire », (158 x 199 cm), a été donnée par la famille du peintre au Musée des Beaux Arts de Quimper, complétant le fonds Lucien Simon. Ce sujet a été souvent traité par Lucien Simon et l’exposition du Faouët «  La Fête vue par les peintres en Bretagne  » présentera une aquarelle préparatoire du même motif.

A Paris, en commémoration de la Grande Guerre

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Le service Communication de la direction des Affaires Culturelles de Paris organise les « Balades du patrimoine » sur le thème du « Paris de la Grande Guerre ».

Une des étapes invitera le promeneur à se rendre à la chapelle des Morts de l’Église Notre-Dame-du-Travail pour y voir les deux tableaux de Lucien Simon : Le Sacrifice et La Récompense (autre titre l’Apothéose).